Crise économique, crise financière, crise du moral et de la confiance des Français, plus grave encore, chute de votre image dans les sondages. A tout cela, vous devez ou pouvez apporter une réponse ...
Du côté Rock et des rockers, nous ne sommes pas resté bras ballot et nous avons eu l'idée d'une réforme qui pourrait apporter une solution nouvelle, puisque son ampleur correspondrait à cette crise barbare et imprévue qui accable le monde.
Nous vous suggérons, monsieur le président de la République française, de légaliser les drogues douces en notre beau pays.
Vous avez bien lu.
Reprenons ensemble : la légalisation de l'herbe qui rend niais entraînera la création de coffee shops dans 30 000 villes. On évoque 60 000 emplois minimum.
Elle permettra aux chercheurs français de s'atteler à la rude tâche de concevoir de nouvelles herbes biologiques aux vertus nouvelles et variées. Comme pour nos alcools, nous pourrions épater la planète par la richesse et à la diversité de nos produits verts.
A n'en point douter, notre savoir-faire en matière d'½nologie et de boutures devrait permettre à la production tricolore de devenir la meilleure du monde, talonnant puis dépassant la Jamaïque et la Hollande.
Effet secondaire non négligeable : cette légalisation devrait vider les prisons françaises de leur trop-plein, et tous les nigauds embastillés pour trafic ou consommation personnelle pourraient retrouver liberté, dignité et travail ( aux champs ) et permettrait de réorienter les énormes effectifs de fonctionnaires luttant contre le trafic. De fait, cette légalisation permettra de relancer des régions autrefois réputées pour leur bon tabac et leur tabatière.
Clairement Monsieur le président, vous disposez en votre gouvernement de cerveaux énarques qui sauront vous mettre noir sur blanc, calculette en main, l'importance économique de cette petite décision : il s'agit rien moins que de rapporter dans le giron de l'Etat cet énorme butin qu'est l'argent de la drogue. Qui d'autre que vous aura les bollocks, dites moi ? Pas de boulette Monsieur le Président, à vous de juger.
Philippe Manoeuvre
Philippe Manoeuvre est le nouveau Montesquieu ! On l'étudiera dans 100 ans, en cours de Français.